L a démocratie française, dans ces derniers mois, a traversé une zone de turbulence qui a profondément ébranlé la confiance citoyenne. Tout a semblé s’accélérer en 2024, lorsque la dissolution de l’Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron, a ouvert la voie à des élections anticipées. Le résultat de ces législatives a vu une coalition de gauche l’emporter sans pour autant obtenir la majorité absolue. Ce qui aurait pu être un moment de clarification politique s’est transformé en une source de tensions nouvelles : l’arrivée d’un gouvernement mené par François Bayrou, soutenu par le président, a été perçue par beaucoup comme une décision en décalage avec le choix exprimé dans les urnes. Très vite, les voix de l’opposition se sont élevées pour dénoncer un « déni de démocratie ». Le recours, en octobre, à l’article 49.3 pour faire adopter le budget 2025 a achevé d’alimenter ce malaise. Les critiques furent vives, jusqu’au sein même de l’hémicycle. Charles de Courson, figure respectée...